La présence des ailés solitaires et les conditions écologiques favorables laissent présager des reproductions à petite échelle au sud et sud-est du pays au cours des semaines à venir. Par ailleurs, la situation de plus en plus préoccupante dans les pays du Sahel, incitent à plus de vigilance afin de faire face à tout développement de la situation acridienne au Maroc.

Accueil | E-mail

La Lutte Antiacridienne au Maroc

 

 


 

 

 

 

 

FAO : Communiqué du 14 Avril 2019

Augmentation des effectifs acridiens dans les zones de reproduction printanière de l’Arabie et du sud-ouest de l’Asie
 

 

Une reproduction du Criquet pèlerin est en cours dans les zones traditionnelles de reproduction printanière dans le sud-est de l’Iran, le sud-ouest du Pakistan et l’intérieur de l’Arabie saoudite.

 

En Iran, des groupes d’ailés sont arrivés sur la côte méridionale fin janvier en provenance de la péninsule Arabique. D’autres groupes et essaims sont apparus en février et en mars, se déplaçant vers l’est le long de la côte, où ils ont pondu des œufs qui ont commencé à éclore à partir de mi-mars. Les larves ont formé de petits groupes et quelques bandes. Bien que les opérations de lutte aient été immédiatement déclenchées, la reproduction s’est poursuivie en raison des bonnes précipitations et des conditions écologiques favorables.

 

 Actuellement, les larves, les ailés et les groupes de larves et d’adultes sont essentiellement présents sur la côte sud-est, entre Jask et Chabahar, ainsi que dans l’intérieur du bassin de Jaz Murian. De plus petites infestations sont présentes à l’ouest le long de la côte et dans les zones de l’intérieur près de Bander-e Lengheh, où 12 000 ha environ ont été traités depuis le mois de février.

 

Au Pakistan, un petit essaim est apparu sur la côte sud-ouest en mi-mars, suivi par plusieurs groupes d’ailés qui ont pondu. Les éclosions ont commencé début avril, entraînant la formation de petits groupes larvaires. Les équipes de lutte ont traité plus de 600 ha jusqu’à présent. Des adultes solitaires en faibles effectifs sont présents dans l’intérieur du Balouchistan, où on s’attend à une reproduction.

 

En Arabie saoudite, une reproduction de la deuxième génération se termine dans les zones hivernales le long de la côte de la mer Rouge, tandis que la reproduction de la première génération a commencé dans les zones printanières de l’intérieur, où des groupes d’ailés ont pondu entre Gassim et Hail. Jusqu’à présent cette année, les équipes terrestres et aériennes ont traité plus de 76 000 ha.

Au Yémen, plusieurs essaims et groupes d’ailés sont apparus dans le Wadi Hadhramaut et se sont récemment déplacés plus à l’ouest dans l’intérieur jusqu’à Marib et Al Jawf.

 

Ces populations sont issues de plusieurs reproductions successives qui ont eu lieu dans le Croissant Vide, près de la frontière avec le Yémen, Oman et l’Arabie saoudite, où deux cyclones ont donné lieu à des conditions de reproduction exceptionnelles de l’été dernier jusqu’au début de cette année. Au cours des derniers jours, quelques groupes d’adultes se sont déplacés hors de cette même zone et ont été observés dans le nord d’Oman, où de bonnes pluies sont récemment tombées.

En avril et en mai, la reproduction se poursuivra dans le sud-est de l’Iran, le sud-ouest du Pakistan et l’intérieur de l’Arabie saoudite. On s’attend à ce qu’une reproduction commence dans l’intérieur du Yémen et à une moindre échelle, dans le nord d’Oman. Par conséquent, on s’attend à une nouvelle augmentation des effectifs acridiens, surtout au Yémen, où il est difficile de réaliser des opérations de prospection et de lutte. Des prospections devraient être maintenues dans toutes les zones et des opérations de lutte entreprises, si besoin, pour réduire l’ampleur de la reproduction et toute éventuelle migration vers les zones de reproduction estivale, le long de la frontière indo-pakistanaise et l’intérieur du Soudan.